L‘Agriculture Biologique recourt à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Elle se définit par l’utilisation de pratiques spécifiques de production (emplois d’engrais verts, lutte naturelle contre les parasites…), l’utilisation d’une liste positive et limitée de produits de fertilisation, de traitement, de stockage et de conservation. 

  Une législation française a été établie en 1980 pour l’ensemble des produits agricoles et alimentaires transformés ou non. Elle protège l’utilisation du terme  » agriculture biologique  » mais également de tout terme équivalent comme  » agriculture organique « ,  » agriculture biodynamique  » …. Elle a été confortée avec l’adoption du règlement communautaire relatif au mode de production biologique CEE n°2092/91 modifié du Conseil, du 24 juin 1991. Si, dans un premier temps, ce texte ne concerne que les produits végétaux, transformés ou non, il devrait s’étendre prochainement aux produits animaux ou d’origine animale. En attendant, ces produits restent couverts par la législation nationale. Ainsi, actuellement douze cahiers des charges ont été homologués. 

  Le contrôle des conditions de production est réalisé par des organismes certificateurs agréés par les pouvoirs publics. (La Mission de Coopération Phytosanitaire DGAL SDPV à Montpellier édite une collection des  » Références internationales droit communautaire et textes français en Protection des Végétaux « , un fascicule  » Productions biologiques animales et végétales (UE et France)  » regroupe les textes mis à jour sur l’agriculture biologique. Il est vendu au prix de 600 F. Contact : mcp@hol.fr ) 

  L’apposition du logo  » AB  » est un signe de reconnaissance pour le consommateur car il lui garantit le respect des spécificités des modes de production de l’agriculture biologique 

  Un observatoire économique a été mis en place avec l’appui de l’APCA et du Ministère de l’agriculture et de la pêche pour fournir 

  les chiffres clés du secteur 
Face à une demande en très forte croissance (plus de 20% en 1997), l’offre nationale est largement déficitaire. Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche vient de mettre en place un plan de développement sur cinq ans (1998-2002) qui devrait permettre d’améliorer cette situation, notamment par une forte augmentation des conversions d’exploitations vers l’agriculture biologique. Les agriculteurs qui désirent convertir leur exploitation à la  » bio  » peuvent bénéficier d’aides à la conversion à l’agriculture biologique : 

  • Fiche de présentation de cette aide 
    Montant des aides par produit 

  La F.A.O. (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) « officialise » l’agriculture biologique en lui consacrant un programme de travail et affirme que ce type d’agriculture mérite « davantage de recherche et de développement ». Selon la F.A.O., ses avantages sont multiples : l’agriculture bio requiert « beaucoup plus de personnel que l’agriculture de type classique ». Elle améliore également la santé des familles d’agriculteurs en évitant le recours aux pesticides. En ce qui concerne les biotechnologies, le comité international est plus nuancé : il remarque simplement qu’il ne faut pas assimiler toutes les biotechnologies aux OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) et que « utilisées à bon escient, elles (les biotechnologies) permettraient d’élever la productivité agricole dès maintenant ». 

 

 

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